* Résonances
Jean-Philippe Rameau, Les Paladins
Du 14 mai 2004 au 28 mai 2004
Théâtre du Châtelet, Paris , France

14, 19, 22, 24, 26 et 28 mai 2004 19h30
16 mai 2004 17h

Direction Musicale : William Christie
Video : José Montalvo
Chorégraphie : José Montalvo et Dominique Hervieu
Scénographie : José Montalvo, Emilie Kindt-Larsen et Agnès L'Hôte
Costumes : Dominique Hervieu, Laurence Ayi et Tormod Lindgren

Distribution :
Atis : Topi Lehtipuu
Argie : Stéphanie d'Oustrac
Nérine : Sandrine Piau
Manto : François piolino
Orcan : Laurent Naouri
Anselme : René Schirrer
Un paladin : Emiliano Gonzalez-Toro

De 11 à 110 euros
Enregistrement vidéo les 24, 26 et 28 Mai.

Donné à l’Académie Royale de Musique (l’ancêtre de l’Opéra National de Paris) en 1760, Les Paladins est le dernier opéra de Rameau créé de son vivant. A la veille de son 77ème anniversaire, le compositeur d’Hippolyte et Aricie, Les Indes galantes et Castor et Pollux revient au genre de la comédie lyrique auquel avait appartenu Platée (1745) et mêle avec son habileté coutumière passages chantés et dansés. Tiré d’une fable de La Fontaine elle-même inspirée de l’Arioste, le livret, à mi-chemin entre la féerie et le divertissement bouffon, accorde une large place à l’ironie et à la parodie, sans aller toutefois aussi loin que dans Platée. Point de ténor en travesti incarnant une nymphe des marais ici ! Mais un barbon (Anselme) veillant jalousement sur une jeune fille qu’il entend épouser (Argie), elle-même courtisée par un paladin (Atis). Bien évidemment, le vieillard, berné grâce à l’intervention d’une fée (Manto) qui transforme en palais chinois le sombre château-fort où est enfermée Argie, ne pourra faire obstable à l’union des amants…

Acte 1
La jeune et belle Argie vit emprisonnée dans un château fort avec sa suivante Nérine et surveillée par Orcan, gardien poltron et ridicule. Ainsi en a décidé le tuteur d'Argie, le vieux sénateur Anselme qui a l'intention de l'épouser. Mais Argie aime le paladin* Atis et se lamente sur son absence. Déguisé en pèlerin, ce dernier réussit pourtant à s'introduire dans le château avec ses compagnons. Grâce à la protection de la fée Manto, il dispose d'un pouvoir magique : à chaque mot qu'il prononce, « or, bijou, perle et diamant » apparaissent. Molesté par les compagnons d'Atis, Orcan est enrôlé de force dans la troupe des faux pèlerins à la suite d'une cérémonie comique. On annonce alors l'arrivée du sénateur Anselme : toute la troupe des paladins déguisés se disperse.

Acte 2
Le vieil Anselme s'apprête à retrouver Argie, quand Orcan, sous l'habit de pèlerin, lui raconte sa mésaventure. Argie paraît à son tour et annonce à son tuteur qu'elle veut épouser Atis. Le jaloux feint d'y consentir mais il donne à Orcan un poignard et du poison pour faire périr Argie. Nérine, qui a tout entendu, retient Orcan par de fausses déclarations d'amour. Travestis en démons et en furies, les paladins font irruption et arrachent à Orcan ses armes fatales. Puis, quittant leurs déguisements, toute la troupe offre un divertissement en l'honneur d'Atis et d'Argie. Mais Anselme s'avance avec ses hommes d'armes ; les paladins et leur suite se réfugient au château.

Acte 3
Anselme et ses guerriers vont donner l'assaut quand « tout disparaît autour de lui ». Il se retrouve seul, « devant un palais dans le goût chinois». Cet enchantement est l'œuvre de la fée Manto qui paraît dans le jardin sous les traits d'une esclave maure, « ni mâle, ni femelle ». Tandis qu'elle fait à Anselme une déclaration d'amour, les statues s'animent autour d'elle en interprétant la danse des Pagodes. Mais, survient Argie qui se moque du ridicule d'Anselme. Manto revient sous son apparence de fée et réunit les deux amants Atis et Argie. L'opéra s'achève sur un divertissement chinois.
* les paladins étaient des seigneurs qui faisaient partie de la suite de Charlemagne

[ Mis en ligne le 13 novembre 2003 par Eloïse Lièvre ]