Responsables : Isabelle Brouard-Arends et Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval
Passionné de pédagogie et d'enseignement, le XVIIIe siècle redécouvre l'enfance et pose l'éducation comme un préalable à toute réflexion sociale, politique et philosophique.. Dès la fin du XVIIe siècle marqué par L'Éducation des filles de Fénelon, les pratiques et les textes de Saint-Cyr jusqu'à la Révolution avec ses deux concours, celui prescrit par la Convention en pluviôse An II qui demande à la totalité de l'opinion républicaine des manuels élémentaires capables de forger un nouvel homme républicain et celui de 1798 à l'initiative du conseil d'Instruction publique et de François de Neufchâteau, l'éducation est considérée comme une question cruciale pour le développement de la société des Lumières.
Pourtant, ce champ de l'éducation n'a jamais été étudié sous l'angle particulier des femmes. Ce colloque pluridisciplinaire qui intéresse tous les spécialistes des sciences humaines (historiens et littéraires non exclusivement) entend dresser un bilan sur les discours et les pratiques des femmes éducatrices des Lumières.
Trois axes principaux seront privilégiés :
Un travail d'identification de ces femmes : qui sont-elles, à quel milieu appartiennent-elles, quelles sont leurs activités sociales et intellectuelles, dans quel cadre s'élaborent leurs réflexions, leurs projets, leurs réalisations ?
Une étude des liens entre les pratiques et les discours : ce lien existe-t-il ? quelle est sa nature, quelles sont les relations entre les textes, le projet et les réalisations, peut-on dresser un tableau, voire une typologie des pratiques et des discours en interaction avec les institutions existantes et les contextes culturels ?
Une analyse des représentations des partenaires de l'entreprise éducative : enfants, pères, mères, éducateurs, les lieux éducatifs entre réalité historique et utopie, etc.
On évitera si possible les monographies de femmes ou d'institutions au profit de synthèses, de problématiques plus larges et de réflexions théoriques.