* Numéro 3 : Des fins de la prudence dans la France des XVIIe et XVIe siècles
Avant-propos
Confort :

Le concept de prudence 1– mieux connu dans certains cercles sous son équivalent grec de phronèsis ou encore par des expressions comme « raison », « rationalité » ou « sagesse » pratique – rencontre un succès indéniable dans la pensée philosophique du XXe siècle 2. On ne compte plus maintenant les publications dans de nombreuses disciplines – philosophie, sciences politiques, éthique, histoire des sciences, écologie, histoire de l’art, rhétorique, lettres, etc. 3– qui prétendent vouloir réactualiser divers modes d’intelligence ou de rationalité fondés, telle la prudence, sur un sens accru du contexte, de la contingence et de la singularité des acteurs et des événements.

Cette renaissance de la notion — et de la valeur — de prudence dans la pensée contemporaine rend cependant manifeste l’apparente éclipse qu’elle a connue au cours de la modernité à la suite de la domination de diverses formes de rationalités théoriques et politiques, plus méthodiques ou systématiques (voire technocratiques) 4. Le sens usuel du terme de « prudence » en français (et dans d’autres langues européennes) témoigne d’ailleurs éloquemment de ce déclin historique : celui-ci reste encore aujourd’hui très limité par rapport à son champ sémantique original, et il a même souvent une connotation négative (synonyme de précaution, il appelle naturellement une réserve et une retenue qui ne s’accorde guère à l’époque).

Il ne saurait évidemment être question ici de prendre la mesure des changements éthiques et épistémiques importants qui ont mené à cet état de fait (le contexte même de cette publication consacrée aux littératures d’Ancien Régime nous l’interdirait d’office), mais il serait tout à fait opportun – et d’autant plus prudent – d’explorer et de commencer 5 à baliser l’époque cruciale qui a tout juste précédé le déclin du concept en question (voire de sa pratique).

À n'en pas douter, c’est bien entre les XVIe et XVIIe siècles que la prudence, comme beaucoup d’autres notions héritées des Anciens, fera l’objet de diverses réappropriations et reconsidérations décisives qui mèneront à sa démultiplication, à son démembrement partiel et à son éventuelle mise au rancart. À cette époque charnière, le concept de prudence hésite entre deux orientations générales de l'idée de gouvernement de soi et des autres. Doit-on réintégrer politique et civilité dans le giron de la morale et de la religion? Peut-on assurer, par un usage efficace de la prudence, la liberté d'action des individus ou des États? Le rôle moral de la prudence n’est-il légitime que pour le gouvernement de soi, celui des affaires publiques sollicitant de nouvelles formes d’action? À première vue, la prudence apparaît encore comme le moyen par excellence de concilier les nécessités de l'État et la moralité du gouvernement, ainsi que pour guider l'homme, sur un plan individuel, dans le choix des moyens indispensables à la satisfaction de ses désirs, suivant l’analyse thomiste des thèses aristotéliciennes sur la prudence.

Mais c’est sans compter avec le bouleversement que subira la conception traditionnelle de la prudentia. En effet, dès le XVIe siècle, la conception allégorique de la vertu cardinale, héritée du Moyen Âge, tout comme sa conception aristotélo-thomiste font l’objet d’une réévaluation. D’une part, comme l’a montré Victoria Kahn 6, les humanistes (Valla ou Érasme, par exemple) développent une conception plus rhétorique, plus « cicéronienne », plus paradoxale (au regard, entre autres, du christianisme) et éventuellement plus sceptique de la prudence (ce sera certainement le cas chez Montaigne). D’autre part, les penseurs de la philosophie politique (Machiavel au premier chef) viennent ébranler la conception morale « a priori » que se faisaient Aristote et saint Thomas de la prudence 7.

Plus avant dans le siècle, de nouvelles modulations de la jurisprudence, ainsi que l’émergence de la notion cruciale de raison d’État viendront brouiller encore davantage les pistes. Enfin, au XVIIe siècle, la pensée libertine, le machiavélisme, le jansénisme et de nouvelles formes de rationalités économiques (fondées notamment sur le calcul de l’intérêt) et politiques (Hobbes) qui s’imposent peu à peu provoqueront de nouveaux déplacements, d’ordre à la fois esthétiques et épistémiques, religieux et éthiques. Ceux-ci mèneront à d’autres définitions encore de la prudence, qui paraît dès lors s’éloigner radicalement de sa définition artistotélicienne. Bref, si la prudence demeure encore au cœur de la pensée et de la philosophie morale de l’Ancien Régime, elle se voit écartelée entre nombre d’acceptions, d’usages et de critiques qui tracent, en quelque sorte, la généalogie de son déclin et peut-être aussi de ses futures (ré)incarnations, modernes ou postmodernes. De là l’importance cruciale d’une mise à l’examen prudentielle de cette époque foncièrement transitoire.

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La grand majorité des contributions réunies ici ont été rédigées à partir de communications d’abord présentées au colloque Morale et prudence à l'âge classique organisé par le GREDIM (Groupe de recherche sur les discours de la morale), dans le cadre du 72e congrès de l'Association francophone pour le savoir (tenu à l’Université du Québec à Montréal les 10 et 11 mai 2004) 8. Les onze chercheurs qui ont contribué à ce recueil, en traitant de textes et d’auteurs importants des débuts du XVIe siècle jusqu’à la toute fin du XVIIe, brossent un portrait riche et diversifié de la prudence à l’époque qui nous occupe. À ce titre, la disposition chronologique à rebours des contributions pourra surprendre. Il ne s’agissait pas ici de jouer plaisamment sur la figure allégorique du miroir ou du regard rétrospectif généralement associée à la prudence, mais plutôt, en commençant par la fin, de poser dès l’abord la question, justement, de cette fin annoncée – mais aussi des fins – de la vertu de prudence au seuil de la modernité, et ce, en vue de mieux prendre la mesure des déplacements, parfois plus subtils, qui ont précédé.

Partie I – Des fins diverses de la prudence (XVIIe siècle)

Les quatre premières contributions de ce collectif jalonnent le (long) XVIIe siècle. En premier lieu, Craig Moyes – à partir d’une mise en parallèle du Prince de Jean-Louis Guez de Balzac (1631) et d’une série d’interventions pamphlétaires, journalistiques et romanesques de Daniel Defoe (publiées au cours du débat sur le crédit public anglais entre 1710 et 1720) – montre que la dévalorisation, qui est aussi une dévaluation, de la vertu cardinale de prudence au XVIIe siècle a manifestement quelque chose à voir avec l’émergence d’un homme nouveau qui, ne voyant plus l’utilité d’une vertu aussi étendue dans son action, se recentre sur l’exercice d’une spéculation plus résolument économique et « intéressée ».

Lucie Desjardins s’attaque à un corpus à la fois plus diversifié (appartenant à divers régimes de discours liés à l’univers mondain) et plus délimité historiquement : la plupart de ces textes sont parus à partir des années 1660, alors que « le stoïcisme connaît un certain discrédit sous le coup des critiques formulées aussi bien par les néo-augustiniens que par les libertins ». Son analyse des critiques formulées contre la prudence témoigne de la portée relativement limitée de l’exercice prudentiel dès lors qu’il s’agit de faire face aux contingences de la vie en société, où l’individu doit s’accommoder des revers de fortune ou de ses propres passions. Ces critiques paraissent jouer un rôle essentiel dans le développement de l’honnêteté dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.

Sophie Gouverneur montre comment les auteurs libertins (La Mothe Le Vayer, Naudé et Cyrano, entre autres) avaient commencé, encore plus tôt dans le siècle, à faire planer un doute important sur la pertinence du concept de prudence, non seulement dans le domaine du politique, mais aussi de la morale individuelle. Cette étude veut se situer au-delà d’une vision classique du libertinage philosophique, qui veut que les auteurs qui y ont participé aient, d’une part, désarticulé prudence politique et prudence individuelle et, d’autre part, renversé leur hiérarchie traditionnelle au profit d’un usage particulier de la prudence. Ainsi, S. Gouverneur montre que ces auteurs ont été en fait beaucoup plus imprudents en développant dans leurs publications une complexe « esthétique prudentielle » pour diffuser, pas toujours impunément, des idées politiques hétérodoxes.

Jean-Pierre Cavaillé vient en partie confirmer – et préciser – cette hypothèse en se concentrant plus spécifiquement sur le cas Naudé, et, plus particulièrement encore, sur ses Considérations politiques sur les coups d’État (publiées secrètement à Rome en 1639). Il en livre ici une lecture serrée qui met brutalement en lumière la manière dont cette même notion de prudence, une fois déracinée de son terreau moral aristotélo-thomiste, peut en venir à permettre la légitimation de gestes politiques (et esthétiques) qui vont bien au-delà de la prudence « mêlée » d’un Lipse ou de la prudence « extraordinaire » d’un Charron, versions du concept que Naudé radicalise au point où il paraît renverser, et même disjoindre, la relation du politique et de la morale.

Partie II – Des moyens (déplacés) de la prudence (le deuxième XVIe siècle)

Au XVIIe siècle, les réorientations et la relative désintégration que paraît subir la prudence, tant dans la sphère éthique que politique, prennent racine, comme on s’en doutera, dans une série de déplacements déjà bien amorcés à la fin du XVIe siècle. En témoignent notamment les références naudéennes précitées aux interprétations prudentielles singulières d’un Lipse ou d’un Charron, comme l’influence majeure du scepticisme d’un Montaigne eu égard à la prudence humaine sur les divers courants de pensée qui mineront les fondements de la prudence au XVIIe, qu’ils fussent libertins ou apologétiques.

Christian Nadeau s’intéresse justement au cas de Lipse, dont les Politicorum sive civilis doctrinae libri sex paraissent en 1589. Ainsi, la notion, déjà évoquée, de prudence « mêlée » (ou « mixte ») se voit réintégrée dans le contexte plus large de la pensée politique néo-stoïcienne, qui joue un rôle important dans l'articulation de la raison d'État au XVIIe siècle. Inspiré par la conception aristotélicienne de la raison pratique, Lipse, en mettant de l’avant cette notion de prudence mêlée, s’éloigne de la tradition des traités d'institution. Néanmoins, C. Nadeau montre qu’il faut relire ce concept « à la lumière des préceptes moraux donnés au cours des premiers livres », pour éviter « l'interprétation trop facilement machiavélique » qu’on a pu lui donner (et qu’on lui donnera plus tard). La distinction entre trois degrés de fraude, dont seule la dernière, fondée sur la « perfidie et l'injustice », est condamnée par l’auteur, ainsi que la caution morale du « bien suprême de l'utilité publique » permettent à Lipse d’offrir aux théoriciens de la raison d'État un concept fondamental pour la constitution d'un art de gouverner adapté à la puissance souveraine de l'État.

David Anctil s’intéresse à celui qui sera le premier à offrir une « expression argumentée et structurée du discours de la raison d’État », Giovanni Botero, dont le Della Ragion di Stato paraît en italien la même année que les Politiques de Lipse. D. Anctil décrit comment la transformation du concept de prudence politique « procède chez Botero d’une rationalisation nouvelle de l’intérêt étatique », processus qui témoigne d’une rupture avec la tradition humaniste, mais aussi avec ses maîtres italiens (Machiavel et Guichardin), au profit de l’idée, tout à fait moderne et toujours aussi problématique, d’un ordre géopolitique « structuré par l’enjeu de la consolidation territoriale des États ».

Dans la contribution suivante, Éric Méchoulan fait la preuve que les réaménagements de la notion classique de prudence au XVIe siècle ne relèvent pas que du politique, mais touchent aussi « à la conception même du lien social et du rapport au droit ». À partir des exemples de deux hommes de lettres – et de droit – aux œuvres et aux parcours fort différents, Louis Le Caron et Michel de Montaigne, É. Méchoulan fait voir comment le premier récupère – et déplace – la valeur antique de la prudence pour en faire une jurisprudence au profit de ceux qui, comme lui et d’autres membres de la nouvelle classe de magistrats, administrent les affaires publiques. Le second, très critique au sujet de la prudence des hommes (dont il attribue plus volontiers les effets aux aléas du hasard qu’au sens de l’anticipation), en vient à opposer la fortune et la prudence – « renvoyées dos à dos » – à la justice. Ainsi, l’on découvre que Montaigne comme Le Caron se rejoignent, quoique par des moyens fort divers, sur la place cruciale du droit, tant dans la constitution des sujets politiques que dans la « forme affective des liens sociaux ».

Sébastien Prat propose ensuite d’examiner d’un peu plus près les rapports complexes qu’entretient Montaigne à la notion de prudence dans les Essais. Celui-ci paraît à la fois se méfier de la prudence des Anciens et se défier de la nouvelle prudence, en quête qu’il est d’une prudence « moderne » – intellectuelle – qui deviendra dès lors la matière même des Essais. Ainsi, si Montaigne paraît dissoudre toute possibilité de prudence, il ne l’élimine pas totalement : sa pratique de l’écriture et de la pensée comme exercice de jugement représenterait « à la fois la mise en évidence de la prudence intellectuelle de son auteur et l’invitation au lecteur d’exercer la sienne propre ».

Partie III – Des origines paradoxales de la prudence (le premier XVIe siècle)

Les trois dernières contributions de ce numéro présentent un échantillon du terreau littéraire et moral duquel émergeront les importants réaménagements, à la fois éthiques et politiques, publics et privés, que subira la prudence dans la deuxième moitié du XVIe siècle. Jean-François Vallée se penche sur le cas fort révélateur de Jean Thenaud, précepteur et rhétoriqueur au service des Valois, qui rédigera un imposant Traité des vertus amorcé justement avec un Triumphe de prudence. Cet ouvrage se présente à la fois comme une sorte miroir des princes (pour le jeune François Ier) et un copieux compendium faisant appel à tous les lieux communs, classiques et médiévaux, au sujet de la prudence. Cependant, l’ouvrage se distingue davantage par le fait qu’il contient la première traduction française de l’Éloge de la Folie d’Érasme. Cette traduction-adaptation met en évidence les tensions et contradictions que produit la rencontre de la conception allégorique médiévale de la prudence (et de l’économie du patronage) avec la conception plus rhétorique et beaucoup plus paradoxale qu’en propose l’humanisme érasmien lorsqu’il s’allie au nouvel univers de l’imprimé.

Suivant une logique tout à fait prudentielle, Isabelle Lachance analyse ensuite la mise en jeu effective de la prudence dans le seul ouvrage imprimé de ce même Jean Thenaud : le Voiage et itin[ér]aire de oultre mer. Dans ce récit, le franciscain fait état de son expérience d’un voyage accompli en 1512 et 1513 au Moyen-Orient au double titre de pèlerin (à la solde de Louise de Savoie) et d’informateur (pour le compte de Louis XII et du futur François Ier). En partant de l’hypothèse que presque toute la « production écrite de la Renaissance offre une réflexion sur les vertus » (U. Langer), elle montre comment le récit de Thenaud se présente comme un défi lancé à la providence qui règle les pas du pèlerin, et ce, bien qu’il ne s’agisse « pas encore, en ce début de XVIe siècle, de démystifier la vertu suprême de prudence en montrant son inanité face à la puissance de la providence divine ».

Mireille Beausoleil propose en dernier lieu une exploration sémantique de la notion de prudence dans diverses œuvres du grand rhétoriqueur Jean Lemaire des Belges : le Temple d’honneur et de vertus, les Illustrations de Gaule et Singularités de Troie et la Concorde des deux langages, écrits où l’allégorie et la mythologie, les sentences morales et les personnifications, se conjuguent pour présenter une vision complexe des divers aspects, tant politiques qu’individuels, de la vertu de prudence en ce tout début du XVIe siècle.

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Le parcours que propose ce numéro s’étire sur plus de deux siècles : il va donc sans dire qu’on ne prétend pas y tracer un portrait complet de l’évolution et des métamorphoses que subissent le concept et la valeur de prudence à l’époque. Il reste qu’on y signale suffisamment de temps forts pour permettre à tout le moins de donner une idée fort instructive des déplacements, puis des remises en cause plus radicales, qui préfigurent l’éventuelle dissolution de la conception classique de la prudence dans la modernité. Les recherches sur le destin de la prudence au seuil de cette modernité ne font que commencer : il importerait de cartographier beaucoup plus systématiquement les différentes considérations, réorientations et critiques de la prudence chez d’autres auteurs et penseurs qui n’ont pu être traités ici (qu’on songe seulement à Descartes ou à Pascal…). Un tel travail s’inscrit cependant dans une logique méthodique et systématique qui va au-delà des ambitions conceptuelles de cette publication, née, rappelons-le, des circonstances singulières de la pratique de la recherche universitaire et du hasard des rencontres opportunes.

Isabelle Lachance et Jean-François Vallée


  1. ^ Pour une introduction générale au concept de prudence, voir, par exemple, Douglas-J. Den-Uyl : The Virtue of Prudence, New York, Peter Lang, 1991. En ce qui concerne la prudence aristotélicienne, l’ouvrage de Pierre Aubenque demeure une référence incontournable : La prudence chez Aristote (1963), Paris, Presses universitaires de France, coll. Quadrige, 1993.
  2. ^ À ce sujet, voir notamment le collectif dirigé par Myriam Bienenstock et André Tosel, La raison pratique au XXe siècle : trajets et figures, Paris, L’Harmattan, 2004.
  3. ^ Pour avoir une idée du nombre impressionnant de publications relativement récentes sur la prudence, on consultera les notes bibliographiques de Robert Hariman, dans son introduction au collectif Prudence. Classical Virtue, Postmodern Practice, Pennsylvanie, Pennsylvania State University Press, 2001.
  4. ^ À ce titre, voir (entre autres) Stephen Toulmin : Cosmopolis. The Hidden Agenda of Modernity, The Free Press, New York, 1990.
  5. ^ Signalons tout de même, pour le domaine italien (mais surtout pour l’histoire de l’art), la publication des actes du colloque La représentation de la prudence (Université de Haute-Alsace, 5 mars 1999), Chroniques italiennes, no 60, Paris, Université de la Sorbonne Nouvelle, 1999. Sinon, il ne semble pas exister d’approches générales de la prudence à l’époque : on trouve surtout des articles isolés à propos de la notion de prudence chez divers auteurs.
  6. ^ Victoria Kahn, Rhetoric, Prudence, and Skepticism in the Renaissance, Ithaca, Cornell University Press, 1985.
  7. ^ Pour une discussion plus informée de la conception machiavélienne de la prudence, voir l’ouvrage de Eugene Garver, Machiavelli and the History of Prudence, Madison, University of Wisconsin Press, 1987, de même que son article, plus récent : « After Virtú: Rhetoric, Prudence, and Moral Pluralism in Machiavelli », Prudence. Classical Virtue, Postmodern Practice, op. cit.
  8. ^ La contribution de Jean-Pierre Cavaillé a été présentée dans le cadre d’un séminaire du GREDIM tenu à l’Université de Montréal en avril 2004. Quant à la contribution de Sophie Gouverneur, qui s’était vue dans l’impossibilité de se rendre à Montréal pour le colloque de mai 2004, elle nous a été envoyée sous forme écrite.
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